Lutter contre le sentiment de CULPABILITE 1ère partie
La culpabilité,
c'est la confusion entre "Etre et Faire".
C'est la faute de notre culture (Judéo-chrétienne, méditérranéenne) que nous ressentons ce sentiment.
D'ailleurs, les asiatiques nous trouvent trop romantiques. Quant à eux, ils sont plutôt pragmatiques, la culpabilité n'existe pas chez eux. Bref, c'est normal de ressentir parfois ce sentiment car c'est notre culture.
Souvenez-vous lorsque vous étiez à l'école avec ces fameux carnets de notes (les bulletins scolaires).
Si nous avions quelques mauvaises notes, on pensait aisément "je ne fais pas ce qu'il faut !!!" alors "je ne suis pas intelligent voire nul".
Est-ce vrai ? Fort heureusement, non !
Autre exemple : "Je ne fais pas bien mon travail, donc je ne suis pas compétent". Bien que je connaisse ce mécanisme, il m'arrive de me faire encore piéger (pas plus tard que la semaine dernière !).
Attention, des managers - sans le savoir - utilise ce procédé pour diriger. Par conséquent, entre culpabilité et sentiment d'incompétence, la frontière n'est pas si loin.
La culpabilité est un mécanisme. Pour lutter, il suffit de se rappeler la confusion entre Etre et Faire et démonter ce procédé.
Ce que vous faites, est-il ce que vous êtes ?
Pour répondre, prenons de nouveau l'exemple du bulletin scolaire : "J'ai des mauvaises notes, je suis nul !!!"
Vous remarquerez que tout le monde à la propension à souligner ce qui va mal et rarement ce qui va bien. " Il faut améliorer vos chiffres, vos notes, votre comportement,etc..."
Dans le cas de l'élève aux notes un peu basses, il suffirait de dire :
" J'ai vu que tu avais des bonnes notes dans la plupart des matières, c'est bien !!!. En mathématique, tu n'as pas la moyenne. Quels sont les moyens pour l'obtenir voire la dépasser ?"
Evidemment, pleins de solutions : cours particuliers, poser plus de questions en classe, implication et explication des parents ...
Dans ces propos, nous sommes dans le mode AGIR (Pragmatisme), le mode de l'action.
Nous quittons le mode SUBIR, le mécanisme de la passivité. (Un autre mode que je développerais plus tard).
Inutile de vous demander POURQUOI ... mais demandez-vous COMMENT !
"Pourquoi je n'y arrive pas (Etat passif) ?" Dites plutôt : "Comment y arriver (Etat actif) ?
Il est également important de distinguer la différence entre une erreur et une faute. Evidemment, lorsque l'on se sent coupable, on se sent fautif.
Prenons un exemple concret pour illustrer cette différence :
Dans le cadre d'un de mes projets, j'ai mandaté une société de nettoyage fraîchement engagée afin d'enlever les encombrants de 12 bâtiments.
Le délai octroyé était très court, a fortiori le temps de préparation le fût également.
Après quelques jours d'intervention, nous avons constaté que les salariés de la société en question ne descendaient pas les gros objets par les escaliers, mais les jettaient par les fenêtres du quatrième étage.
Par conséquent, les conditions de sécurité n'étaient pas optimum.
Vous comprendrez aisément que ma hiérarchie m'a remonté un peu les bretelles. Etait-ce une faute ou une erreur de ma part ?
Dans un premier temps, c'est une erreur. Il fallait vérifier les mesures de sécurité prévues par l'entreprise, contrôler le chantier régulièrement (jusqu'à atteindre un niveau de confiance), construire ensemble un plan d'action, etc...
Imaginons maintenant que l'on me confie de nouveau la même mission mais sur 12 autres bâtiments.
De nouveau, je ne vérifie pas les mesures de sécurité prévues par l'entreprise, je ne contrôle pas le chantier périodiquement, je ne construis pas de plan d'action en lien avec l'entreprise. Que se passe-t-il ?
L'erreur devient une faute !
Pourquoi ? Tout simplement, parce que j'étais averti des conséquences possibles. Se sentir fautif, c'est se sentir coupable.
La faute et la culpabilité sont étroitement liées. L'erreur appartient à la responsabilité, au pragmatisme.
Pour conclure, lutter contre le sentiment de culpabilité c'est ne pas confondre "Etre et Faire", c'est distinguer l'erreur de la faute.
Cf : Voir l'article sur le pragmatisme
Johann B.

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