Cycle des pensées : Baltasar Gracian
Un clin d'oeil à toutes les pensées qui font bien plus réfléchir (parfois) qu'un livre complet ! Vous savez ces textes livrés autour d'une table pour se faire passer pour un intellectuel cultivé (savoir être ou paraître : il faut choisir !).
Plus de trois siècles après sa publication, L'Homme de cour, oeuvre du jésuite espagnol Baltasar Gracian (1601-1658), demeure un ouvrage dangereux. Grand connaisseur de l'âme humaine et des mécanismes de domination, celui qui ne voulait pas seulement vaincre par la force mais aussi par la manière livre là un édifiant traité de morale et de survie politique.
(Source : Texte de la couverture arrière du livre "L'Homme de cour" de Baltasar Gracian aux éditions Mille et une nuits -1997)
Dans la fortune, se préparer à la mauvaise
En été on a le temps de faire sa provision pour l'hiver, et plus commodément. Dans la prospérité, l'on a quantité d'amis, et tout à bon marché. Il est bon de garder quelquechose pour le mauvais temps, car il y a disette de tout dans l'adversité. Tu feras bien de ne pas négliger tes amis ; un jour viendra où tu te tiendras heureux d'en avoir quelques-uns, de qui tu ne te soucies pas maintenant. Les gens rustiques n'ont jamais d'amis, ni dans la prospérité, parce qu'ils ne connaissent personne, ni dans l'adversité, parce que personne ne les connaît alors.
Baltasar Gracian - L'Homme de cour - page 74
Johann B

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